Le plaidoyer des 100 voix pour les sans voix est une œuvre collective du mouvement animaliste francophone (France, Belgique, Suisse, Canada) pour sensibiliser le grand public à notre rapport aux animaux, au sort cruel réservé aux animaux d'élevage, à la grande souffrance induite et aux conséquences environnementales désastreuses pour notre planète de la consommation de viande et plus globalement de produits animaux.

The 100 voices advocacy for the voiceless is a collective work of the francophone animalist movement (France, Belgium, Switzerland, Canada) to raise public awareness about our relationships with animals, the cruel fate reserved for farm animals, the great suffering induced and the disastrous environmental consequences for our planet of meat consumption and more generally of animal products.

 
 

LE PLAIDOYER

THE ADVOCACY

Je n’aime pas qu’on fasse du mal aux animaux.

Je n’aime pas qu’on les maltraite.

Au contraire, je suis de celles et de ceux qui les ont toujours aimés. De la peluche aux dessins animés, dans les documentaires et les contes pour enfants, des plus sauvages aux plus familiers, dans mes songes comme en chair et en os, les animaux m’ont toujours accompagné·e.

J’ai tant de fois croisé leur regard, entendu leur voix, parfois caressé leur visage et lorsque j’en avais la chance, je les prenais dans mes bras. Les animaux ont toujours fait partie de ma vie. À bien y réfléchir, n’est-ce pas le cas pour la majorité d’entre nous ?

Comme beaucoup, j’ai été confronté·e aux images d’élevages et d’abattoirs diffusées par les associations animalistes. Quel choc !

J’ai vu ce que nous leur faisions subir : j’ai vu la violence, j’ai vu le désespoir, j’ai vu le sang.

Aujourd’hui, ces images me hantent. Elles sont ma mauvaise conscience.

Bien sûr, comme tout le monde, j’ai contribué à ces horreurs. Je n’ai pas fait le lien entre mon assiette, mon armoire, mes cosmétiques, mes plaisirs de tous les jours et leur calvaire. Bien sûr, ce n’est pas ce que je voulais, cette souffrance.

Mais je ne la voyais pas — ou je refusais de la voir.

J’ai aussi entendu la société répéter sans relâche que tout cela était normal, qu’on a toujours fait comme ça, que c’est l’ordre naturel des choses. On m’a parlé de la tradition, de la prédation, de la chaîne alimentaire, de notre intelligence supérieure.

Mais quel est le poids de ces soi-disant arguments face à une question toute simple : est-il encore aujourd’hui nécessaire de tuer les animaux ? de faire souffrir des êtres sensibles lorsqu’on peut facilement l’éviter ?

Les animaux ont des intérêts fondamentaux ; des besoins aussi élémentaires que le désir de ne pas être tué, de ne pas être mutilé, de ne pas être privé de sa liberté ou de la présence de ses congénères.

Pourtant, on traite les animaux comme s’ils étaient de simples ressources à notre disposition. On les traite comme des marchandises — qu’on peut acheter et vendre. 

Ces droits fondamentaux, leur bien-être, leurs préférences, nous les ignorons.   

Nous ne sommes pas de la même espèce, mais ce n’est absolument pas une raison pour nier leur importance.

Comme nous, les vaches, les cochons, les poules, les oiseaux et les poissons se soucient de ce qui leur arrive.

Ils prennent des initiatives, se préoccupent de leurs proches, recherchent le confort, ils aiment jouer et relever des défis. Plus la science progresse et plus nous les connaissons, plus il est évident qu’ils ont une personnalité distincte et développent des relations sociales et affectives. 

Comme nous, ils ressentent et désirent.

Comme nous, ils fuient la souffrance et la mort.

Pourtant, chaque année, ce sont plus de 60 milliards d'animaux terrestres qui sont envoyés à l'abattoir.

Dans les pays occidentaux, les gens consomment en moyenne de 50 à 100 kg de viande par an et les pays émergents y voient un modèle.

Au niveau mondial, chaque année, la consommation de viande continue de croître.

Alors, c’est vrai, les animaux sont quelquefois maintenus dans des conditions moins affreuses. Mais ils sont quand même tués.

Je trouvais plein de bonnes raisons pour continuer à acheter des produits qui sortaient des abattoirs. Je me disais : « c’est de la viande bio » ou « c’est tellement bon » ou encore « c’est trop compliqué de ne plus en manger ».

Et puis, je me suis récemment rendu compte que tout cela ne faisait pas le poids devant leur vie et leur intérêt à ne pas mourir.

Je me suis aussi rendu compte que la pêche, la production de viande, de lait et d’œufs étaient en train de dévaster notre planète.

La consommation de ces produits accélère la chute de la biodiversité, détruit la vie des sols, souille nos rivières, assèche les nappes phréatiques et précipite la déforestation. 

Elle détruit les habitats des animaux sauvages.

L’élevage accapare 70 % des terres agricoles et émet plus de gaz à effet de serre que tous les moyens de transport réunis.

Et les poissons, ces grands oubliés ? Ce sont eux pourtant qui payent le plus lourd tribut. Nous en tuons 1 000 milliards par an et peu à peu les océans se meurent.

En mangeant des animaux, je faisais donc un tort indicible à des êtres sensibles qui sont mes contemporains, mais aussi aux générations futures.

Je ne veux plus participer à la destruction du monde.

Je ne veux pas penser aux gens de demain et m’imaginer leur dire que j’ai œuvré en toute connaissance de cause à la destruction de leur planète ; que j’y ai participé parce que je n’arrivais pas à me passer de fromage, de saucisse, de foie gras, d’œufs ou de saumon.

Je ne veux pas leur dire que j’ai participé à ce massacre organisé, parce que je n’ai pas su résister à la force de l’habitude, aux sirènes du conformisme ou aux séductions du marketing.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut les changer, nos habitudes. Personne ne dit que c’est facile, mais nous ne sommes pas des gens exceptionnels. Nous sommes votre collègue ou votre voisin·e, votre ami·e de toujours ou l’aîné·e de vos enfants.

Si nous sommes véganes, ou en passe de le devenir, c’est probablement que vous le pouvez aussi.

Vous pouvez essayer. Vous pouvez réessayer. Vous pouvez mettre vos actes en accord avec vos valeurs. Nous pouvons tou·te·s faire mieux pour aimer et respecter les animaux.

On peut en finir avec l’exploitation animale. Et on peut le faire parce que nous ne sommes pas seul·e·s.

Nous sommes un mouvement. Nous sommes une force sociale et politique qui ne cesse de grandir. Et nous allons grandir encore quand vous nous rejoindrez.

Nous n’avons pas la même culture, pas la même couleur de peau, pas la même religion. Nous ne vivons pas dans les mêmes pays, pas dans les mêmes quartiers. Mais ensemble, nous voulons la justice pour tout le monde : pour les humain·e·s et pour les animaux, pour les personnes d’aujourd’hui et pour celles de demain.

Nous avons confiance dans l’avenir. Une révolution non violente est en train de se produire.

Nous sommes fier·ère·s et heureux·ses d’en faire partie.

I don’t like seeing animals being hurt.

I don’t like seeing them mistreated.

Quite the opposite: I am one of those people who has always loved them. From stuffed animals to cartoons, in documentaries and children’s stories, from the wildest to the most domestic, both in my dreams and in the flesh, animals have always been by my side.

So many times, I have met their gaze, heard their voice, sometimes caressed their face and, when I was lucky, I took them in my arms. Animals have always been part of my life. When you really think about it, isn’t that the case for most of us?

Like many, I have been confronted with the images of breeding farms and slaughterhouses broadcast by animal associations. I was shocked!

I saw what we were doing to them: I saw the violence, I saw the despair, I saw the blood.

Today, these images haunt me. They are my guilty conscience.

Of course, like everyone else, I contributed to these horrors. I didn’t make the connection between my plate, my wardrobe, my cosmetics, my everyday pleasures and their plight. Of course, that’s not what I wanted, this suffering.

But I didn’t see it - or I refused to see it.

I’ve also heard society say over and over again that all of this is normal, that we’ve always done this, that it’s the natural order of things. I’ve been told about tradition, predation, the food chain, our superior intelligence.

 

But how much weight do these so-called arguments hold against a very simple question: is it still necessary today to kill animals? to cause sentient beings to suffer when it can easily be avoided?

Animals have fundamental interests; needs as basic as the desire not to be killed, not to be mutilated, not to be deprived of their freedom or the presence of their fellow creatures.

And yet, animals are treated as if they are mere resources at our disposal. They are treated like goods that can be bought and sold.

These fundamental rights, their well-being, their preferences, are ignored by us.

We are not the same species, but this is in no way a reason to deny their importance.
Like us, cows, pigs, chickens, birds and fish care about what happens to them.

They take initiatives, care about their loved ones, seek comfort, like to play and take on challenges. The more science progresses and the more we know about them, the clearer it is they have a distinct personality and develop social and emotional relationships.

Like us, they feel and desire.
Like us, they feel suffering and death.

And yet, each year, more than 60 billion land animals are sent to the slaughterhouse.

In Western countries, people consume an average of 50 to 100 kg of meat a year and emerging countries see it as a model.

On a global scale, meat consumption continues to grow each year.

It is true that animals are sometimes kept in less dreadful conditions. But they are still killed.

I found plenty of reasons to continue buying the products that came out of slaughterhouses. I told myself: “it's organic meat” or “it’s so good” or “it’s too complicated to stop eating meat”.

And then, I recently realized that none of this was a match for their life and their interest in not dying.

I also realized that fishing and meat, milk and egg production were devastating our planet.

The consumption of these products accelerates the decline in biodiversity, destroys the life of the soil, defiles our rivers, dries water tables and precipitates deforestation.
It destroys the habitats of wild animals.

Livestock use up 70% of agricultural land and emit more greenhouse gases than all the means of transport combined.

And what about the largely-forgotten fish? They are the ones who pay the heaviest price. We kill 1 trillion a year and little by little the oceans are dying.

By eating animals, I was doing unspeakable harm to the sentient beings who are my contemporaries but also to future generations.

I no longer want to participate in the destruction of the world. I do not want to think about the people of tomorrow and imagine telling them that I knowingly worked to destroy their planet; that I

participated because I could not do without cheese, sausage, foie gras, eggs or salmon.

I do not want to tell them that I participated in this organized massacre, because I did not know how to resist the force of habit, the siren song of conformism or the seductions of marketing.

The good news is that we can change our habits. Nobody says it’s easy, but we are not exceptional people. We are your colleague or your neighbor, your longtime friend or your eldest child.

If we are vegan or in the process of becoming so, it is likely that you can too.

You can try. You can try again. You can make your actions align with your values. We can all do better to love and respect animals.

We can do away with animal exploitation. And we can do it because we are not alone.

We are a movement. We are a social and political force that continues to grow. And we will grow again when you join us.

We do not have the same culture, the same skin color or the same religion. We do not live in the same countries or in the same neighborhoods. But together, we want justice for everyone: for humans and for animals, for people today and for those of tomorrow.

We have confidence in the future. A non-violent revolution is happening.

We are proud and happy to be part of it.

LES 100 VOIX

THE 100 VOICES

 

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Aux milliards d'animaux terrestres et poissons tués chaque année pour notre alimentation.

To the billion land animals, wild-caught and farmed fish killed every year for food